Edito

Voilà quelques années, le simple fait de manger une tomate originale me ramenait en enfance (telle la madeleine de Proust), du temps où je mangeais les tomates de mon grand-père. Cette révélation gustative me conduisit à me lancer dans la culture de tomates en quête du goût. Je découvris alors la diversité des tomates et passa rapidement de quelques dizaines de plants à une centaine l’année dernière.

Toujours surpris par la réaction des personnes qui redécouvrent le vrai goût d’une tomate dégustée à domicile, j’ai pris la décision radicale de faire découvrir cette diversité au plus grand nombre et donc d’en faire commerce.

Pari un peu utopiste s'il en est, mais je suis confiant et motivé. J’ai donc créé une entreprise, « De la graine à la plante », effectué quelques travaux, trouvé un bout de terrain à côté de chez moi sur lequel j’ai posé une serre de 400 m2 dans laquelle poussent 560 plants de tomates pour une centaine de variétés.

Evidemment, transformer une partie de sa maison, construire une serre, en monter une autre n’est pas chose aisée, et tout cela a pris du temps au détriment de la préparation du terrain et des plantations d’autres légumes, mais je savais que ce serait difficile cette première année. A l'image du présent site, tout est en construction.

Que vous soyez déjà passionné de tomates ou que vous débutiez, je vous invite donc à suivre les péripéties d’un gars qui se lance dans le jardinage à grande échelle, et qui va essayer de faire une part belle à des magnifiques variétés délaissées ou ignorées au milieu des sempiternelles tomates rondes, rouges et insipides.

Sandy, jardinier de la graine à la plante.

Mes engagements


Cultivé localement

Le locavorisme est une question de bon sens, beaucoup de légumes ont une forte empreinte carbone de par leur transport, y compris des légumes bio.

Légumes de saison

A l'heure où le débat fait rage concernant les serres bio chauffées, De la graine à la plante suit le cycle naturel.

Aucun intrant chimique

C'est une question d'éthique, les seuls intrants sont des purins à partir de plantes environnantes et le fumier de mes chevaux.

Agriculture biologique ?

Je ne suis pas certifié en agriculture biologique, et quand bien même il me faudrait attendre le début de la troisième année. Je ne cherche pas non plus à obtenir ce label. Loin de moi l’idée de le dénigrer, à l’échelle locale il a du sens, mais à plus grande échelle, les produits bio ont parfois des origines aussi surprenantes qu’éloignées. Mais je n’ai pas l’intention d’utiliser autre chose que des produits naturels et proches. La fabrication de purins par exemple prend du temps, mais est gratifiante dans la mesure où elle se fait à partir de plantes environnantes et permet d’enrichir naturellement le sol. Le terme d’agriculture raisonnée me convient pour l’instant. Tout comme celui de jardinier (n’ayant pas encore la prétention de me déclarer maraîcher).

Mon installation ?

Mon « installation » est en fait une série de changements :

  • Transformation d’une grange attenante à la maison en point de vente et en pouponnière pour la germination.
  • Construction d’une serre en dur pour les jeunes plants
  • Transformation d’un champs en potager
  • Montage d’une serre-tunnel pour accueillir les tomates cette année
  • Elaboration du présent site
  • Reconversion professionnelle
Le pari est risqué, mais l’entreprise se donne les moyens d’exister, et pour ma part, je me sens existant de mener de front tous ces changements.

De la graine à la plante

12 La Pilière, 35290 MUEL

Tél: 06.84.24.92.93